10 juin 2025
Aujourd’hui, les cybercriminels n’utilisent plus seulement le vol de données pour des fraudes en ligne : ils exploitent les fuites numériques pour orchestrer des attaques physiques ciblées contre des entreprises. Les informations divulguées — itinéraires logistiques, plans de sites industriels, contrats internes, NDA, relevés bancaires, etc. — permettent de planifier avec précision des actions concrètes : sabotages, vols, enlèvements ou sabotage d’événements.
Un cas concret illustre ce phénomène : après la fuite de données du logisticien d’une marque de luxe, des criminels ont organisé des vols massifs de palettes contenant des sacs à main, en s’appuyant sur des informations exactes sur les trajets de conteneurs et les faiblesses sécuritaires.
Pour se protéger, les entreprises doivent dépasser la simple sécurité interne. Il devient crucial de surveiller tout leur écosystème numérique — prestataires, partenaires, réseaux sociaux, Dark Web — à la recherche d’indicateurs d’expositions de données sensibles. Des solutions comme Aleph Alert offrent une veille proactive, détectant les fuites avant qu’elles ne conduisent à des attaques, et fournissent des alertes en temps réel avec documentation pour des démarches juridiques.
Face aux réglementations européennes à venir (DORA, NIS 2), les entreprises sont contraintes de monitorer non seulement leurs propres systèmes, mais aussi ceux des tiers impliqués dans la gestion de données critiques.
En résumé, l’aire géographique du risque s’étend : la menace cyber s’invite désormais dans le monde physique. C’est un nouvel impératif pour les responsables sûreté et cybersécurité : collaborer et anticiper ensemble pour protéger l’intégralité de la chaîne d’information, de l’originelle fuite numérique jusqu’à ses conséquences dans le monde réel.
